On estime qu’entre 20 % des hommes et 5 % des femmes commencent à souffrir d’alopécie androgénétique dès la puberté.

Comment traiter une calvitie précoce

Aujourd’hui, il n’existe toujours pas de traitement permettant de guérir de l’alopécie androgénétique ; néanmoins, il est possible d’agir pour éviter que les cheveux ne disparaissent pas définitivement. Un certain nombre de solutions thérapeutiques permettent en effet de stopper la progression de la calvitie et d’en corriger les effets en termes de dégarnissement. Cela requiert de mettre en place une stratégie thérapeutique globale et de long terme.

1. Des traitements dermatologiques pour inhiber les effets de la dht

La DHT (ou dihydrotestostérone) est une enzyme qui, chez les individus prédisposés génétiquement, accélère le cycle de vie des cheveux jusqu’à épuisement précoce du capital capillaire. La DHT provoque aussi une hyperséborrhée qui limite la vascularisation du cuir chevelu et provoque l’affaiblissement des bulbes. C’est sur ces phénomènes qu’agissent les médicaments anti-chute.

Traitement anti-chute de cheveux

MINOXIDIL

Cette lotion, qui peut être prescrite aussi bien aux hommes (Minoxidil 5 %) qu’aux femmes (Minoxidil 2 %), agit sur le cycle de vie des cheveux, la vascularisation du cuir chevelu et le renforcement des tiges capillaires. Le Minoxidil normalise la chute des cheveux au bout de 4 – 5 mois de traitement et, chez 10 % des patients, on constate une légère repousse capillaire. En cas d’alopécie précoce, le Minoxidil vise à faire perdurer la chevelure originelle le plus longtemps possible.

FINASTÉRIDE (ou Propecia)

Le Finastéride inhibe l’enzyme 5-alpharéductase qui transforme les hormones mâles en DHT. Des études scientifiques ont montré qu’il contribuait à normaliser la chute de cheveux après trois mois de traitement et qu’au bout de cinq ans, certains patients voyaient le nombre de leurs cheveux augmenter de 65 %. Il peut être prescrit en cas d’alopécie masculine précoce.

PILULE HORMONALE (ou Jasmine et Diane 35)

Les œstrogènes de synthèse contenus dans certaines pilules contraceptives ont un effet normalisateur sur le cycle de vie des cheveux chez certaines patientes. Ces pilules hormonales sont souvent prescrites aux jeunes femmes réglées qui souffrent d’alopécie androgénétique précoce.

ACÉTATE DE CYPROTÉRONE (ou Androcur)

L’acétate de cyprotérone est un anti-androgène qui neutralise l’action de la testostérone, l’empêchant ainsi de se transformer en DHT. Ce faisant, il contribue à ralentir le cycle de vie des cheveux, normaliser la chute capillaire et favoriser la repousse des cheveux. Il peut être prescrit aux jeunes femmes souffrant d’un processus alopéciant conséquent. La prise d’une pilule contraceptive est indispensable.

SPIRINOLACTONE (ou Aldactone)

Prescrit uniquement aux femmes de plus de 18 ans, le spirinolactone a lui aussi un effet anti-androgène. Normalisant la chute de cheveux, il peut constituer une alternative à l’acétate de cyprotérone.

2.  Des traitements par injection pour revitaliser les racines capillaires

En complément d’un traitement dermatologique, le Docteur Eric Bouhanna peut également prescrire un traitement par injection. Peu invasifs, les traitements existants permettent en quelques séances de ralentir le processus alopéciant ou de stimuler une repousse capillaire.

Traitements de l'alopécie

TRAITEMENT PRP

Le traitement PRP est un traitement naturel et biocompatible qui peut être administré en cas d’alopécie androgénétique précoce. Il consiste à utiliser le plasma riche en plaquettes pour activer la microcirculation capillaire et régénérer les cellules du follicule pileux. Des études scientifiques ont montré que la chute de cheveux pouvait ralentir dès la première séance de traitement et que la densité capillaire augmentait chez certains patients quelques mois après la deuxième séance.

MÉSOTHERAPIE CAPILLAIRE

La mésothérapie vise à nourrir le bulbe capillaire en profondeur grâce à un cocktail de polyvitamines. Au bout de deux mois de traitement, on peut constater un ralentissement de la chute capillaire et même, chez certains patients, un accroissement du diamètre des cheveux. Chez les patients souffrant de calvitie précoce, il est recommandé de faire 4 à 6 séances en traitement d’attaque, puis 1 à 2 séances d’entretien par an.

MICRONEEDLING

Le microneedling agit sur les tissus du cuir chevelu. Le docteur réalise des microperforations à différents niveaux de l’épiderme capillaire pour rétablir une bonne circulation sanguine et favoriser la production d’élastine et de collagène. Les effets sur la normalisation de la chute et la repousse capillaires sont prouvés scientifiquement et ce traitement peut tout à fait être prescrit à des patients jeunes.

3.  Une greffe capillaire pour corriger les zones dégarnies du cuir chevelu

Chez certains patients, le processus alopéciant démarre dès la puberté et leur cuir chevelu se trouve dégarni à un âge particulièrement jeune. Dans ce cas, la greffe capillaire est une solution tout à fait indiquée, à condition toutefois de développer une stratégie thérapeutique de long terme. Il convient en particulier de ne pas mettre la ligne frontale trop bas et de bien gérer la zone donneuse pour pouvoir continuer de pallier le dégarnissement à mesure que la calvitie s’étendra.

Greffe cheveux Eric Bouhanna

GREFFE FUE

La greffe FUE sans rasage et la greffe FUE avec rasage sont particulièrement indiquées en cas de calvitie précoce, car elles permettent d’étendre de 30 à 50 % la taille de la zone donneuse. Grâce au mode d’extraction des follicules pileux, le chirurgien peut prélever les greffons non seulement sur l’occiput, mais aussi sur les tempes qui sont elles aussi épargnées par le phénomène d’alopécie androgénétique.

GREFFE FUT À CHEVEUX LONGS

La greffe FUT à cheveux longs peut être prescrite en cas d’alopécie androgénétique précoce, si les zones dégarnies sont importantes ou que la densité capillaire du patient est trop faible pour faire une greffe FUE. Dans ce cas, une bandelette de cuir chevelu est prélevée sur la zone occipitale du cuir chevelu. Cette bandelette est ensuite découpée en unités folliculaires, lesquelles sont ensuite réimplantées sur le vertex.